Le diabète se caractérise par un taux anormalement élevé de sucre dans le sang. Il fait partie du groupe des maladies non transmissibles. En effet, le diabète est une maladie chronique, dont on ne guérit pas et avec laquelle on doit apprendre à vivre.

En 2012, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estimait que le diabète avait été la cause directe de 1,5 million de décès dans le monde, et ces chiffres sont en constante croissance. Par exemple, saviez-vous que le nombre de personnes atteintes de diabète est passé de 108 millions en 1980  à 422 millions en 2014 ? De plus, l’OMS prévoit qu’en 2030, cette maladie que l’on appelle chez nous « maladi sik » sera la septième cause de décès dans le monde et 435 millions de personnes en seront atteintes.

En 2014, la prévalence du diabète était estimée à 9 % chez les adultes âgés de 18 ans et plus, tandis qu’en Haïti, le nombre de personnes âgées  (plus de 50 ans) atteintes de diabète était de 15 %.

Ces chiffres sont alarmants.

Pourtant, en Haïti jusqu’à date, le diabète est loin d’être pris en charge comme le problème de santé publique qu’il est. La dialyse est un traitement coûteux qui n’est pas accessible à la majorité de la population. Aucun plan de distribution d’insuline (pour les diabétiques insulino-dépendants) n’a été mis en place par les autorités médicales. Il n’existe pas de cliniques publiques consacrées au diabète ni aux maladies qui peuvent en découler. Seule la FHADIMAC (Fondation Haïtienne de Diabète et des Maladies Cardiovasculaires) existe comme clinique de référence pour les gens qui souffrent de diabète en Haïti.

Il y a tellement à savoir sur le diabète. Ce numéro de Village Santé, la première de deux parutions sur ce thème, vous guide aujourd’hui à travers le monde du diabète mais sonne aussi la clochette d’alarme pour vous faire prendre conscience des facteurs pouvant accélérer l’apparition de cette maladie ou aggraver l’état d’un diabétique. Il est important, qui que vous soyez, de tout savoir sur le diabète, cette maladie qui tue à bas bruits, et sur ses conséquences, causes, et moyens de prévention. Car il n’épargne personne.

Nous tenons à remercier la FHADIMAC pour son support dans l’élaboration de ce numéro de Village Santé.

Cynthia Jean-Louis