Il faut souffrir pour être belle, nous dit le vieil adage. Mais jamais il n’a été dit que la souffrance devrait aller jusqu’à la mort lente par intoxication. Pourquoi ce taux de plus en plus élevé de cancer du sein chez les femmes ? De cancer de la prostate chez les hommes ? Pourquoi ? La réalité est que nous sommes intoxiqués jour après jour par les médicaments, la nourriture que nous consommons, et, encore plus grave, par les soins de beauté que nous utilisons innocemment chaque jour ! Oui, ces produits de beauté que parfois nos parents utilisaient et qui font partie de notre quotidien sont de plus en plus accusés de nous empoisonner : déodorant, savon, mousse à raser, dentifrice, lotion pour le corps, shampoing, rouge à lèvres, poudre pour le visage… Ils sont nombreux, nos poisons !

Pour les médicaments, nous n’avons souvent pas le choix, et nous nous retrouvons en train de chasser un clou par un autre. Face à la maladie, il nous faut choisir notre poison pour détruire le mal qui nous est le plus désagréable, tout en nous créant un autre. Pour la nourriture, c’est difficile de limiter les dégâts, mais c’est quand même faisable : nous sommes ce que nous mangeons. C’est l’évidence même : si vous mettez chaque jour quelques gouttes de vinaigre dans votre moteur, il ne fonctionnera pas pour très longtemps.

Revenons aux produits de beauté. La bonne nouvelle est qu’à ce niveau, nous avons le choix. Certaines composantes de nos produits quotidiens devraient nous faire fuir. Je cite (en attendant d’en découvrir d’autres) : paraben (agent qui permet de conserver les produits et que l’on retrouve partout, dans les produits de beauté comme dans les simples piqûres de vitamine), méthylparaben, éthylparamen, propylène glycol, aluminium, sodium Lauryl sulfate* et même notre bonne vieille huile minérale que l’on croyait inoffensive est apparemment un ennemi redoutable de plus en plus accusée de tous les maux.

Les conséquences (selon le produit) : « damage to our brain, to our liver, dermatitis, canker sores and of course, cancer, cancer, cancer. Cancer sur toute la ligne !!! Des études très sérieuses, faites par de grandes universités ou des scientifiques de renom, nous prouvent par A + B que ces produits sont dangereux et à éviter à tout prix ; cependant d’autres sources qui paraissent crédibles également dédramatisent la situation, nous trouvant toutes sortes de circonstances atténuantes. Ont-elles été payées (comme c’est souvent le cas) par les grands laboratoires fabricant ces produits en masse ? Disent-elles la vérité ? Il y a tant à lire sur l’internet que nous ne savons plus où donner de la tête.

Que faire ?? Un fait est certain, de plus en plus vous remarquerez que les fabricants de certains produits tiennent à nous rassurer que Monsieur Paraben et le polyéthylène ne font pas partie des composantes de son produit. Dans quelques pays d’Europe, ces produits ont carrément été interdits ; ce sont quand même des signes assez clairs qu’il y a du vrai dans ce que nous révèlent les études des universités et scientifiques.  Donc dans le doute, on s’abstient. Je vous recommande en toute humilité de faire comme moi, de retenir les noms de ces quelques poisons qui nous tiennent compagnie chaque jour, ou alors de les noter sur vos portables et de nous entraîner, sans paresse, sans négligence à avoir le réflexe de lire méthodiquement la liste des composantes des produits que nous achetons pour nous ou nos enfants ; et  au cas où ledit produit ne passerait pas notre test, exerçons-nous à faire le sacrifice de redéposer gentiment sur les étagères cet ennemi tentant, pour en choisir un autre souvent moins séduisant et moins nocif.

Attention aussi, mesdames : « Gwo non pa vle di Bon Bagay ! » N’achetez pas sans vérifier. Qu’il s’agisse d’une marque de renom ou pas, lisez, relisez les étiquettes de vos produits, vous serez étonnées des découvertes que vous ferez.

Il ne faut pas non plus nous leurrer ! Parfois nous pensons triomphalement éviter un de ces ingrédients meurtriers, alors qu’il se trouve quand même dans le produit sous un autre nom. N’étant pas tous des chimistes et pharmaciens ambulants, vous serez certainement piégés par ces fabricants qui ont cyniquement choisi leur profit, au détriment de notre santé.

Le mot d’ordre : Organique (le vrai organique). En Haïti, cela devrait être moins difficile et moins coûteux qu’aux Etats-Unis. Mais il nous faut quand même nous rendre à l’évidence, nous ne pourrons jamais tout à fait éliminer ces produits qui nous font du tort, n’en faisons donc pas une obsession. Il faut quand même une cause pour mourir, non ?! Mais nous pouvons essayer de limiter les dégâts en nous donnant en évitant ces sympathiques poisons. Il est important également que nous éduquions notre entourage. Ce faisant, nous prolongerons peut-être quelques vies. Et qui sait, plus nous serons nombreux à boycotter ces produits en ne les achetant pas, plus les fabricants seront obligés de penser à des alternatives plus saines. Faisons donc de notre mieux ; comme on dit, se anyen ki pa bon !

 

Exemple : Sodium Lauryl sulfate* : A study from the University of Georgia Medicine showed that SLS had the power to permeate the eyes, brain, heart and liver.

Elizabeth Guerin