Qui n’a jamais un jour ressenti un mal de tête ?

En effet, la plupart des gens souffrent de maux de tête à un moment de leur vie. 1 adulte sur 20 souffrirait de céphalées chaque jour. Il s’agit d’un symptôme qui nous concerne tous, mais de manière différente parce qu’il n’existe pas en effet un mal de tête mais des maux de tête.

Un mal de tête ou céphalée peut se présenter sous différentes formes. Il existe par exemple les céphalées dites primaires (migraine – céphalées de tension – algie vasculaire de la face – névralgie faciale) et les céphalées dites secondaires qui résultent d’une pathologie sous-jacente (crise hypertensive – sinusite – méningite). Nous parlerons essentiellement dans cet article de la migraine et des céphalées de tension.

Des céphalées primaires – Les céphalées dites de tension sont de loin les plus communes, ensuite vient la migraine. Ce terme de céphalées de tension n’a aucun rapport avec la tension artérielle. Ce type de céphalées s’associe à des problèmes musculo-squelettiques cervicaux et/ou au stress. La douleur provient des contractions musculaires de la tête et surtout du cou bien souvent secondaires à des facteurs posturaux.

La douleur au cours d’une céphalée de tension se manifeste généralement au niveau de la nuque, des tempes, du front. Elle peut concerner un seul côté de la tête ou les deux. Parfois, on parle de douleur en casque ou en bandeau. La céphalée de tension ne s’accompagne pas de nausées ni de vomissements contrairement à la migraine. Pour la soulager, il suffit généralement de peu de chose comme dormir, se relaxer, manger si vous avez faim et surtout ne pas oublier d’améliorer votre hygiène de vie (passer moins de temps devant les écrans de télé, d’ordinateur, de tablette et de portable).

Par contre si les céphalées sont localisées d’un côté de la tête et que vous avez l’impression que l’on frappe de l’intérieur avec un marteau, ou que vous avez la sensation d’avoir un haut-parleur à l’intérieur de la tête, vous souffrez probablement de migraine.

En effet, la migraine entraine habituellement des douleurs qui se présentent sous forme de pulsations unilatérales et s’accompagnent souvent d’autres symptômes comme la nausée, des vomissements, des troubles de la vue et une hypersensibilité à la lumière, au bruit et aux odeurs. Une attaque de migraine peut persister pendant quelques heures ou quelques jours. Elles sont souvent si intenses et invalidantes que la personne atteinte doit délaisser ses activités quotidiennes normales.

Selon l’ OMS, la migraine apparaît le plus souvent à la puberté et touche surtout les personnes de 35 à 45 ans. Elle est 3 fois plus fréquente chez les femmes que chez les hommes en raison des influences hormonales.

Le mécanisme de la douleur dans la migraine est complexe. Cependant, un processus a été identifié, il s’agirait d’une libération de substances inflammatoires engendrant une dilatation des vaisseaux sanguins à l’intérieur du cerveau (donc le calibre des vaisseaux s’élargit et perturbe l’écoulement du sang dans le cerveau); cette anomalie va activer une zone du cerveau qui va tenter de corriger cette vasodilatation (zone trigémino-vascilaire) qui, lors de son activation, engendre la douleur. On parle ici de phénomène « neuro-vasculaire » pour expliquer le mécanisme des douleurs migraineuses.

Beaucoup d’autres causes peuvent entrainer des céphalées : les menstruations (règles), un effort physique important, certains troubles de la vue (myopie, hypermétropie, presbytie), l’hypertension artérielle, une sinusite ou la fièvre, quelle que soit son origine. Mais aussi certaines causes beaucoup plus rares et graves comme le glaucome aigu, un traumatisme crânien, une tumeur cérébrale, une anémie sévère, une méningite pour ne citer que ceux-là.

Dans les céphalées primaires, la douleur tend à disparaitre généralement d’elle-même ou à l’aide de médicaments. Mais dans certains cas une consultation d’urgence à l’hôpital s’avère nécessaire, lorsque :

  • Les céphalées sont soudaines et sont très intenses – pires céphalées ressenties !
  • Convulsions, troubles psychologiques et perte de conscience y sont associés
  • Une perte de l’équilibre, un engourdissement ou des difficultés d’élocution et troubles visuels y sont associés (accident vasculaire cérébral probable)
  • Les céphalées s’accompagnent de nausée persistante et de vomissement
  • sont associés à une fièvre ou à une rigidité du cou (méningite possible).

Beaucoup d’analgésiques et d’antalgiques sont des médicaments antidouleurs en vente libre tels l’aspirine et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofen) ou le paracétamol. Cependant, l’abus excessif de ces médicaments pourrait vous faire plus de mal que de bien, d’où la nécessité de consulter un médecin afin d’avoir une prise en charge adaptée et identifier la cause de vos maux de tête pour améliorer votre qualité de vie.

Veauthyelau SAINT-JOY